xPerdue dans ses pensées, la tête à l'envers et le c½ur accroché à l'arbre interdit, elle joue son rôle d'étudiante, sans motivation, sans la moindre réaction de sa part. Elle ne voudrait qu'un aller simple pour Paris, voir la tour Eiffel, voir le soleil de Paris, voir le monde qui se bouscule et se presse, trop occupée pour voir leur cupidité et leur futilité. Et elle, être éphémère de se bas monde, elle s'égare dans leurs chemins, reste béat devant leurs concentrations. Que lui faut il pour qu'elle les comprennent ? Elle ne veut ni argent ni pouvoir, juste tendresse et amour, juste chaleur et regards.
Elle rêve d'un océan indien ou pacifique, accroché au côte d'un territoire hostile, fait de glace et de vent. Elle aime s'imaginer princesse des glaces, à geler le c½ur de ses prétendants, ne laissant la place que pour ses favoris. Et croire que toujours elles seront la pour elle.
Et Varsovie, qu'elle est cette envie qui la pousse à vouloir aller la bas, pourquoi le froid, pourquoi la neige ? Toujours les même thèmes qui reviennent, et qui la hante. Pourquoi refuse-t-elle d'ouvrir les yeux et de vivre dans son pays ? Pourquoi cette envie de fuir, fuir ce qu'elle est, fuir ceux qu'elle aime, fuir son passé.
Et si elle s'arrêtait là, si elle se posait, là, pourrait elle trouver ce qui la différentie des autres ? Et si elle était persuadée que non, et si tout cela n'était qu'un problème psychologique, un blocage dût à cette enfance. Au fond, qui pourrait l'aider ? si c'était ça l'explication rationnelle. Ou bien est ce l'irrationnelle dans laquelle elle voit le rationnel.
"Je vais bien ne t'inquiète pas"
* le pense vraiment*
" Je ne suis pas perdue, j'ai mes réponses"
*dit la vérité*
"je l'aime, ce n'est pas une promesse, juste un aveu"
*n'ouvrira jamais son c½ur, bien malgré elle*
"j'irais là bas, c'est une certitude"
*plus de rêves, juste un désir profond de liberté*
Elle n'est pas ce qu'elle montre, et personne le saura, tant qu'elle même n'aura pas décidé de se qu'elle veut être. Elle tombe dans le rôle de la poupée, du pantin de porcelaine, et ne fait rien pour en sortir. Elle flâne dans le sombre et s'attarde dans la débâcle, Rêve d'un blanc limpide maculé de rouge sanguin. Espère une vengeance passionnelle, qui n'arrivera que bien trop tard. Ou qui n'arrivera pas, au choix.
Ici s'écrit une fin de commencement, et un renouvellement d'ancienneté.
J'aime cette vie qui n'est qu'illusoire et invivable.